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Peintures de soldats du 87e régiment d’infanterie

Deux peintures hexagonales représentant des soldats des 87e et 287e régiments d’infanterie français pendant la Première Guerre mondiale, conservées dans les collections du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Aisne.
PEINTURES DE SOLDATS DU 87E REGIMENT D’INFANTERIE
PREMIERE GUERRE MONDIALE
BOIS, TOILE, PEINTURE.
COLLECTIONS DU MUSEE DE LA RESISTANCE ET DE LA DEPORTATION DE L’AISNE

 

En ce jour où est commémoré la victoire de 1918, ce n’est pas un objet en lien avec la Seconde Guerre mondiale qui est exceptionnellement mis en avant, mais deux peintures hexagonales offrant un saisissant face-à-face entre le soldat de 1914 et celui de 1918, symboles d’un même régiment ayant traversé toute la Grande Guerre.
Sur la première œuvre, un fantassin en uniforme bleu et képi rouge, porte sur ses pattes de col le numéro d’un régiment bien connu dans l’Aisne.

En 1914, le 87e régiment d’infanterie est en effet caserné à Saint-Quentin dont on peut apercevoir l’hôtel de ville en arrière-plan. Mobilisé dès le mois d’août, ce régiment rejoint le front au sein de la 3e division d’infanterie. Le régiment participe alors aux premières batailles des frontières avant de se distinguer sur les grands fronts de la guerre : la Marne, la Champagne en 1915, Verdun et la Somme en 1916, à nouveau la Champagne et Verdun en 1917, puis la Somme en 1918.

La seconde peinture montre un soldat portant sur ses pattes de col le numéro du régiment de réserve du 87e RI, le 287e RI, qui s’illustrera quant à lui dans l’Aisne en 1914 puis à Verdun en 1916, au Chemin des Dames en 1917 puis dans l’Oise en 1918. Il porte l’uniforme bleu horizon couleur désormais emblématique du poilu de la victoire. En arrière-plan se dresse la cathédrale de Strasbourg, redevenue française à l’issue du conflit, symbole de la revanche et de la paix retrouvée.

Ces deux portraits rappellent le parcours des 87e et 287e RI et rendent hommage aux hommes de Saint-Quentin qui, partis en 1914, ne revinrent souvent qu’après quatre années d’épreuves et de sacrifices. À travers eux, c’est toute la mémoire d’un territoire qui s’exprime, et celle d’une génération qui donna de nombreux résistants en 1940.